Faut-il prendre des bonnes résolutions? Et comment les tenir?

Ce billet était initialement prévu il y a presque 2 semaines… Et puis parler de bonnes résolutions est devenu tellement… futile. J’ai d’abord pensé ne pas le publier, et puis parce que la vie continue, qu’on en est même encore plus conscient qu’avant, j’ai finalement décidé de le boucler et de vous en parler quand même…
Parce que jusqu’à ce 7 janvier, 11h30, ce qui faisait la une de l’actu, c’était les bonnes résolutions des uns et des autres qu’on voyait défiler un peu partout, notamment sur les réseaux sociaux. Avec un best-of: « j’arrête de fumer, je reprends le sport, je me mets au régime, je suis organisée, j’arrête de procrastiner, j’arrête de râler, et, etc. »

Pourquoi on prend de bonnes résolutions?

Personnellement, je n’aime pas trop les bonnes résolutions, surtout celles du premier janvier. Déjà, parce qu’on n’est pas dans notre état normal (et je ne parle même pas des restes d’alcool 😉 ). On sort pour la plupart d’une semaine d’orgie à base de repas gargantuesques, d’inactivité, de promiscuité familiale, et on est dans un état plutôt inhabituel: un peu groggy, avec pour beaucoup des kilos en plus sur la balance… Bref, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on n’est pas au top de notre forme!

Pourquoi vaut-il mieux éviter de prendre des bonnes résolutions?

Emprisonné dans cet état léthargique, on aimerait « juste » retrouver notre tonus habituel, si petit soit-il. Sauf que pris dans le vent des bonnes résolutions, on se laisse nous aussi avoir en décidant d’en faire plus. D’en faire même beaucoup plus, de tout faire parfaitement.

Quand je vois certaines listes, je me dis que pour tenir toutes ces bonnes résolutions, il faudrait carrément changer de vie! Sérieusement, on est juste le premier janvier, il n’y a pas eu de cataclysme et on ne s’est pas transformé en wonder maman à minuit!
Lorsqu’on prend des bonnes résolutions, il est important de réfléchir aux conséquences que cela va entraîner sur nos habitudes de vie, et à ce qu’on se sent capable de faire.

Vous ne mangez jamais de fruits ou légumes?
Inutile d’essayer de vous mettre du jour au lendemain à 5 fruits et légumes par jour!
Vos baskets n’ont pas vu la lumière depuis des mois?
Décider d’aller courir tous les jours, c’est peut-être un peu trop!

Il est donc complètement contre-productif (à mon sens) de prendre 50 bonnes résolutions, ou même seulement 10, qui si on les tenait toutes nous amèneraient à changer de vie du jour au lendemain…

Utiliser le début d’année comme un déclic

Pour autant, faut-il abandonner toute idée de « bonnes résolutions »? Je ne pense pas. Une nouvelle année qui commence, c’est l’occasion de faire le bilan de l’année passée, de voir le positif mais aussi les choses à améliorer (j’omet volontairement le « négatif »). Et de (re)trouver de l’énergie pour mettre en place de nouvelles choses. Juste parce qu’on a l’impression que c’est possible. Un peu comme si on était face à une page blanche qu’on va remplir, et c’est à nous de décider ce qu’on va y écrire (reine de la métaphore…).

Se fixer des objectifs

Depuis quelques années, nous avons abandonné le principe des bonnes résolutions. Par contre, pour ne pas gâcher cette énergie, nous avons trouvé notre propre système. Je dis « nous », car c’est un système que nous avons mis en place en couple. D’ailleurs, peut-être que les crapouillots seront bientôt conviés à donner également leur avis.

Une année, c’est long, inutile de programmer une foule de choses qui devra être réalisée dès le premier mois. Alors, nous avons décidé de nous fixer des objectifs sur l’année entière. Pas n’importe quel objectif, des objectifs qui correspondent à nos choix de vie, qui vont nous faire avancer concrètement sur le chemin de notre vie entière. Ça peut sembler étrange présenté comme ça, mais lors des années précédentes, nous avons par exemple décider de concrétiser la construction de notre maison, de déménager de la région parisienne en Bretagne, de changer de travail, etc… Bref, des décisions importantes, qui ne vont pas se faire du jour au lendemain, mais qui sont un fil conducteur dans notre vie.
En pratique, pas de nombre, on écrit sur une feuille les choses importantes qu’on souhaite voir se réaliser cette année. Il doit s’agir de choses positives, qu’on va faire avec plaisir et qu’on pourra savourer une fois l’objectif atteint (exemple: l’un de nos objectifs il y a quelques années était de s’organiser de vraies vacances). C’est aussi l’occasion de reprendre la feuille de l’année passée et de faire le bilan de ce qu’on a (ou pas) réalisé.

Ça donne quoi?

Au final, ces feuilles de route annuelles constituent un joli témoignage de notre vie, de ce que nous avons réalisé, et aussi de ce que nous avons abandonné en cours de route 😉 Pour autant, aucune frustration quant aux objectifs qui n’ont pas été réalisés. Il s’agit simplement de choses auxquelles on ne tenait finalement pas tant que ça, ou qui ne collaient plus avec nos choix de vie.

Et chez vous, comment ça se passe? Les autres années, et cette année en particulier? Si vous avez pris des bonnes résolutions, dites-nous lesquelles 😉

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