Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?

Ça pourrait être le sous-titre de ma vie…
Même si je sais que le plus court chemin d’un point A à un point B, c’est la ligne droite, j’ai toujours préféré prendre les chemins tortueux, ceux que personne n’emprunte. J’ai toujours 15 projets en route en même temps, signe paraît-il d’une certaine hyperactivité. En général, ça ne me dérange pas. En général.

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?
C’est la question qu’on se pose chaque jour ou presque, depuis plus d’1 mois. Enfin pas tout à fait ^_^ La question qu’on se pose, ce serait plutôt « pourquoi » on a choisi ce mode de fonctionnement…
Début juin, j’organisais un salon pro de 10 jours -une belle réussite, soit dit en passant-. Je savais que j’allais traverser une période en apnée, j’y étais préparée et j’avais déjà relevé des défis plus grands. Mais après cette apnée, je n’ai pas réussi à refaire surface. Quand je voulais remonter prendre ma respiration, c’est comme si le sol se dérobait sous mes pieds. Ou pire, qu’on m’appuyait sur la tête pour me maintenir sous l’eau. Malgré tout, je nageais dans une eau chaude qui n’était pas désagréable, mais l’oppression était toujours là, omniprésente. J’étais au bord de l’asphyxie.
Ce retour chez nous, tant attendu, n’a été qu’un marathon cauchemardesque pour faire tout ce que nous avions prévu, voir tout le monde, organiser l’anniversaire des twins, gérer l’entretien de la maison… Le bonheur de retrouver les potes et la détresse de ne pas arriver à tout faire. Courir dans l’hypermarché avec son caddie en jetant les courses dedans, et finir à la caisse les larmes aux yeux, prête à craquer : ces dernières semaines ont été à l’image de cet épisode épique pour préparer en 1 heure le pique-nique d’anniversaire des twins-crapouillots.

Pourtant, je commence à sortir à la tête de l’eau. Ou plutôt, j’apprends à nager en gérant ma respiration. Ce serait trop simple de sortir de l’eau ^_^
Le week-end dernier, nous avons laissé Annecy pour retrouver notre coin de Bretagne. Seule avec mes 3 crapouillots, je crois avoir testé tous les modes de transport que nous n’avions pas encore expérimentés… Accroche-toi, voici un aperçu de notre #FamilyTrip :
– Annecy-Lyon –> voiture de location à 1€ (rapatriement de voitures pour des agences de location). NuméroBis a commencé par vomir sur le trottoir juste avant de monter dans la voiture (#chance).
– Lyon-Paris –> en liaison bus! De nuit, sinon c’est pas drôle 😉 Départ de Lyon à 23h30 par 35°C, arrivée à Paris, Porte de Bagnolet à 6h… Leçon du jour : même en bus de nuit, tu ne dors pas…
– Paris –> location d’une voiture entre particuliers pour une sympathique escale au Parc Astérix. Petit tour en RER avec mes 3 crapouillots, nos 3 réhausseurs, nos 3 valises et nos 3 sacs à dos, à 7h du mat’. Et journée au Parc après une nuit quasi-blanche pour nous 4 (easy).
– Paris-Rennes –> en train OuiGo au départ de Massy-TGV. Je valide totalement!
– Rennes-Morbihan –> en TER blindé parce que tous les touristes arrivaient en même temps que nous (finalement il y avait bien plus de monde dans le TER Bretagne que dans le RER 😀 ).

Depuis, je reprends mon souffle. Vraiment. Je retrouve mon chez moi, à mon rythme, au rythme de la nature. Je retrouve le chemin du blog et ça, c’est un vrai bonheur.
Je sens que je ne suis pas loin de boire la tasse à nouveau, alors je flotte tranquillement, sans trop bouger. Et j’attends que l’été passe ainsi…

(en vrai, je fais le voyage en sens retour la semaine prochaine et je ne sais pas du tout comment ^_^ #IncorrigibleJeSuis #MaisSereineJeSuisAussi). Alors à bientôt!

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